Une semaine oppressante : Samedi

Le suspense est à son comble ! Découvrons enfin les raisons de toutes ces absences.

Chaque samedi à la même heure, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, qu’il fasse plus de 30°C, Arthur se lève tôt pour aller chercher du pain et des viennoiseries à la boulangerie du coin. Il est 7h30. Son quartier est toujours calme à cette heure-là. D’habitude, en sortant de chez lui, il ne croise que la fleuriste qui ouvre sa boutique mais aujourd’hui, trois voitures de police l’attendent en bas de chez lui. Le lieutenant Camerone se dirige en direction d’Arthur et lui annonce les raisons de leurs interventions. Arthur est suspecté du meurtre de Mme Chevalier la prof de sport, d’Anthony le surveillant, de Quentin le petit plongeur, du SDF de l’église St Jean et de Julie, la caissière du cinéma. A la suite d’un interrogatoire musclé, Arthur avoue les raisons de ses meurtres. A force de rencontrer ces personnes, chaque semaine, à la même heure, au même endroit, il se sentait proche d’eux, comme si leurs vies lui appartenaient mais récemment Arthur avait senti que leurs vies lui échappaient. En effet, Mme Chevalier avait reçu une mutation à Bordeaux et effectuait ses tous derniers cours de sport. La femme d’Anthony venait d’accoucher d’un enfant trisomique, ce qui avait poussé le surveillant et sa femme a programmé leurs départs vers une nouvelle ville possédant un établissement spécialisé pour leur enfant. Quant à Quentin, il avait attiré l’attention d’un club de plongeur de haut vol à Marseille et il devait faire ses adieux à la piscine municipale la semaine prochaine. Le SDF de l’église St Jean avait, lui, bénéficié d’un généreux donateur qui lui avait gentiment donné suffisamment d’argent pour s’acheter une maison en périphérie. Pour Julie, sa mère avait développé un cancer et les médecins étaient peu optimistes, elle ne lui restait que quelques mois à vivre, Julie avait donc décidé de s’installer près de sa mère en Bretagne quelques temps. Arthur avait entendu cela lors d’une réunion à la mairie, il y a quelques semaines. Il n’acceptait pas de devoir recommencer un nouveau train de vie, de devoir trouver de nouvelles personnes sur lesquelles se baser. Son obsession pour la ponctualité avait pris le dessus, le poussant à commettre le pire. La prison lui permettra de continuer son style de vie. Il ne devra plus se fier aux comportements des gens mais plutôt à l’organisation assez stricte des lieux. Les sorties, les repas, les visites étant programmés tous les jours à la même heure.

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