Une semaine oppressante : Mardi

L’heure c’est l’heure; avant l’heure c’est pas l’heure ; après l’heure c’est plus l’heure. (Jules Jouy)

Désolé pour cette (longue) absence, l’écriture de mon livre et mon installation dans ma nouvelle ville pour mes études d’ingénieurs m’ont demandé beaucoup de temps, j’ai eu des vacances oppressantes… Retour à notre semaine oppressante !

Chaque mardi à la même heure, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, qu’il fasse plus de 30°C, Arthur va chercher sa fille de 13 ans, Annaëlle, au collège Nicolas Appert. Sa fille quitte à 18h05. Pour être à l’heure, il doit monter dans sa Fiat Punto à 17h44. Cela lui laisse le temps de finir son épisode quotidien de Personne n’y avait pensé sur France 3 qui termine à 17h37. Il a tout juste le temps de mettre ses chaussures, de remettre de l’eau dans la gamelle de Crumble. Il descend tranquillement l’escalier de l’immeuble jusqu’au sous sol où sa voiture est garé. En démarrant la voiture, l’autoradio se lance automatiquement sur Les grosses têtes de Laurent Ruquier sur RTL, il arrive pour le moment où les chroniqueurs doivent trouver quel est l’invité du jour. A la sortie du garage de son immeuble, Arthur a pour habitude de laisser passer le camion des poubelles jaunes. De toute façon, il ne restera pas longtemps derrière le camion car ce dernier doit tourner à gauche dans moins de 3 minutes alors qu’Arthur doit tourner à droite pour rejoindre le collège d’Annaëlle. Tout est réglé comme du papier à musique, Arthur passe devant le conservatoire de musique à 17h53, il y croise comme d’habitude Gabriel, le gardien de l’immeuble qui dépose son fils pour son cours de piano hebdomadaire. Arthur divague un peu en pensant à tout cela mais il est quand même à 18h pile pour la fermeture de la librairie, ouf ! Il est à l’heure pour l’ouverture des portes du collège par Anthony, un surveillant… Enfin normalement, c’est Anthony…Aujourd’hui, c’est le proviseur qui s’occupe de la sortie des élèves. Peut-être que le surveillant est malade ou qu’il a eu un empêchement familial, il faudra demander à Annaëlle. Pour aujourd’hui, rien d’autre ne viendra perturber la routine d’Arthur.