Davidsson contre Goliath (28/06/16)

Chaque compétition réserve son petit lot de surprises. Pour l’Euro 2016, l’Islande s’est révélé aux yeux de tous par son style de jeu atypique et surtout par le soutien de ses supporters. Souvenez-vous…

Et dire qu’ils, les anglais, se voyaient déjà gagner par 3 ou 4-0 et retrouver la France dimanche prochain en quarts de finale. En même temps sur le papier, c’était crédible. Un petit pays de 330 000 habitants contre un autre un peu plus grand avec 53 millions d’habitants. Le premier est classé 35e au classement FIFA, l’autre est 10e. Le premier n’a rien à perdre et personne ne s’attendait à les voir ici, l’autre vise le titre européen. Tout semblait déjà joué d’avance. Le pénalty provoqué par le gardien islandais Halldorsson et transformé par Wayne Rooney laissait penser que les Islandais allaient passer une très mauvaise soirée mais qu’ils pouvaient déjà être fiers du parcours de l’équipe nationale. Cette pensée s’évada 84 secondes seulement après le but anglais. Sur une longue touche, spécialité scandinave, le capitaine Gunnarson trouve la tête d’Arnason qui dévie pour Sigurdsson qui n’a plus qu’à propulser le ballon au fond du filet. La révolte des vikings islandais est en marche. Et puis à la 18e grâce à la lucidité et à l’efficacité de l’attaque islandaise mais surtout grâce au manque de motivation anglais et à la boulette de Joe Hart, le Nantais Sigthorsson va être le bourreau de tout un peuple. A 2-1, et vu le manque d’envie côté anglais et la rage de vaincre côté islandais, le leave semblait l’emporter contre toute attente. Le bloc islandais y est pour quelque chose, il a réalisé une performance étincelante, repoussant constamment les offensives adverses sans faillir ni même stresser, sans doute encore inconscients de ce qu’ils allaient réaliser. La montée désespérée de Joe Hart lors du dernier corner anglais n’y changera rien, de toute façon les Anglais n’avaient visiblement pas envie que cela change et après tout tant mieux pour les Islandais. La communion avec le public pendant une bonne vingtaine de minutes et l’émouvant « clapping » avec les supporters viendront rajouter encore plus d’admiration envers eux mais surtout de quoi avoir peur pour dimanche prochain. Si l’aventure venait à s’arrêter là au tour suivant contre la France, ils rentreraient au pays comme des héros. Rarement une équipe n’avait connu une telle ferveur et créer une telle surprise. Alors pourquoi pas une deuxième contre la France ? La France aura un avantage, elle aura été prévenue de la force islandaise. Souhaitons bon vent aux Anglais qui quittent cette fois-ci leurs confrères européens sans l’avoir voulu mais subi. Et donnons rendez-vous aux insoutenables islandais dimanche à 21 heures au Stade de France.

Un bon bol d’EIRE (27/06/16)

Ce soir, l’équipe de France féminine affronte le Brésil à domicile pour la Coupe du monde de football en huitièmes de finale. Souvenez-vous, il y a de cela 3 ans, l’équipe de France masculine affrontait l’Irlande (plus communément appelé l’EIRE chez les sportifs) à domicile pour l’Euro de football en huitièmes de finale.

Le match tant attendu ne pouvait pas mieux commencer. Le coup d’envoi irlandais qui a dû être refait n’est qu’anecdotique. La faute de Paul Pogba à la 1ere minute dans la surface française l’est un peu moins. La transformation de Robbie Brady, après seulement 120 secondes de jeu, a permis de lancer le match mais aussi de semer le doute côté français. Les quinze minutes suivantes n’y changeront rien malgré les occasions qui se succèdent dans la surface irlandaise. Le Parc OL aura eu le mérite de toujours avoir été là pour encourager l’équipe de France. Les Irlandais ont rendu la tâche difficile aux Français qui peuvent remercier leur gardien, Hugo Lloris, qui a sauvé la France à plusieurs reprises d’une véritable désillusion et permis le retour au vestiaire sur le score de 1 à 0. Le réel réveil français n’est survenu finalement qu’en seconde période. L’entrée de Kingsley Coman y est sans doute pour quelque chose. Et puis vint la libération d’un peuple tout entier que ce soit dans les tribunes, sur le banc ou dans les fanzones. 58e minute, Bacary Sagna, sur son côté droit, délivre un magnifique centre sur la tête d’Antoine Griezmann qui trouve l’angle parfait pour tromper le gardien irlandais. 1-1, le plus dur est fait. La pression est évacuée, les joueurs sont libérés. La France est délivrée à peine trois minutes après l’égalisation. Olivier Giroud dévie la balle de la tête pour Griezmann qui se retrouve seul face à Randolph et qui s’offre un doublé. Le match semble plié, encore plus quand le défenseur irlandais Duffy se retrouve expulsé à la 65e. A dix, les Irlandais n’ont pas démérité mais le score était scellé. La dernière occasion française à la 92e d’Antoine Griezmann aurait pu parfaire la rencontre, qui fut difficile face à de très bons adversaires et surtout aux meilleurs supporters mais la qualification est française, c’est le principal. La France rejouera dimanche prochain, à 21 heures au Stade de France contre soit l’Angleterre ou l’Islande, en espérant que la réussite soit au rendez-vous et que l’aventure se poursuivra.

Les racingmen ba-tailleurs (25/06/16)

Samedi dernier a eu lieu au Stade de France la finale de Top 14 (championnat de France de rugby pour ceux qui ne le savait pas) opposant l’AS Clermont et le Stade Toulousain. C’est l’occasion de faire un flash-back sur la finale de 2016 qui fut quelque peu particulière…


Délocalisé au Camp Nou devant 99 124 spectateurs, ce match restera dans les annales. En entrant sur le terrain en veste de costume, les Racingmen annonçaient tout de suite la couleur, ils n’étaient pas là pour rigoler. Mais c’est bien une affaire de couleur qui lança réellement le match. A la 18ème minute, Machenaud plaqua violemment Matt Giteau qui retomba sur la tête, obligeant l’arbitre à expulser le demi de mêlée Ciel et Blanc. Ce carton rouge aurait pu tuer le match, forçant les Racingmen à le terminer comme ils l’ont commencé avec une veste. C’était bien parti pour, 14-6 à la 29e minute après un essai de Gorgodze. Rien ne pouvait laisser penser que les Toulonnais allaient laisser filer le match et pourtant… Pendant ce temps-là, Maxime Machenaud était inconsolable dans le vestiaire et le Racing jouait à 14 contre 15, sans réel numéro 9. Enorme prise de risque du staff Racing 92 mais avait-il le choix ? Au vu du banc, non, cela aurait été encore plus risqué de faire rentrer un joueur trop inexpérimenté, Xavier Chauveau. Ce fut donc à Juan José Imhof qu’est revenue la lourde tâche d’occuper le rôle de demi de mêlée. D’autant plus lourde qu’il n’a jamais évolué à ce poste auparavant et qu’il a, involontairement, semé encore plus le doute quand il a raté sa première passe, mais après tout, cela rajoute de la valeur à la performance des Ciel et Blanc. Car, après la mi-temps, le match était tout autre. Les Toulonnais ont explosé sous les attaques adversaires, multipliant les erreurs et les actions d’indiscipline et relançant ainsi les Racingmen. Ces derniers prenaient, contre toute attente, le large en inscrivant un 20-0. 14-26 à la 59e après un essai de Rokocoko, le match semblait déjà plié mais il fallait s’attendre à un sursaut d’orgueil du pack toulonnais. Ce qui rendit la fin de match un peu plus stressante et passionnante. Même l’essai de Mermoz à 10 minutes de la délivrance ne permit pas de désunir le peuple Ciel et Blanc. La pression monte, les secondes s’égrènent petit à petit, le banc du Racing est debout, Maxime Machenaud qui n’ose pas descendre les escaliers pour rejoindre les remplaçants est soulagé que son expulsion ne soit qu’anecdotique. Puis quand le coup de sifflet final vient à retentir, le stade exulte, les joueurs courent sur la pelouse du Camp Nou. Ils viennent d’entrer dans l’histoire. Le Racing 92 est champion de France vingt-six ans après son dernier titre national. Le soulèvement du bouclier de Brennus ne viendra qu’embellir la soirée qui est loin d’être finie.

Good Bye, Great Britain (24/06/16)

Je commence mes publications par des articles de presse que j’ai écrit il y a quelques années (les autres suivront dans d’autres posts) . Celui-ci est encore d’actualité et il concerne nos voisins d’outre-Manche.

Il est 5 heures, Londres s’éveille. Ça a l’air banal comme cela mais ce n’est pas le cas, ce n’est pas comme d’habitude. Ce matin, tout le monde a les yeux tournés vers eux mais ils sont seuls, seuls à boire leurs petites tasses de thé qui leur ont donné tant de plaisir il fut un temps. Ce thé a un goût étrange ce matin, le petit nuage de lait n’y changera rien, ils sont seuls mais après tout, ils l’ont voulu. Ils l’ont voulu mais ils le regretteront probablement dans les années à venir. On peut donc légitimement se demander ce qui peut créer tant de bouleversements Outre-Manche ? C’est simple, ils ont quitté, sur un coup de tête, la maison qui les abritaient si gentiment depuis 1973. Le Royaume-Uni a désormais un tel sentiment d’indépendance que le Royaume est désuni et que des pays le constituant veulent aussi leur propre indépendance et ne veulent surtout pas quitter leurs nids. Cette petite chaumière datant de 1992, c’est l’Union européenne. A l’intérieur, 28 chambres dont une désormais sur le départ, cependant il existe une possibilité d’agrandir la surface habitable. En général, quand un membre d’une simple famille quitte la maison familiale pour commencer une nouvelle vie, il y a certes un manque qui se fait ressentir mais la vie reprend vite son cours. Ici, ça ne sera pas le cas, ce n’est pas une simple maison d’un quartier tranquille, c’est un château abritant les plus grands. Alors certes le Royaume-Uni va manquer à l’UE. Mais au final, on peut dire que c’est l’UE qui en sort gagnant ou du moins que c’est le Royaume-Uni qui a perdu au change. En effet, ils vont devoir couper les liens avec l’UE, rétablir des lois, gérer leurs frontières seuls et surtout devoir de l’argent pour rembourser l’UE. Ce choix est audacieux mais, étant donné que l’UE a une tendance courtoise, celle-ci souhaite good luck à son ancien locataire pour son aventure solitaire.

Bienvenue à vous

Bonjour à toi, lecteur 2.0.

Tu ne me connais sans doute pas, je ne te connais sans doute pas non plus mais tu vas apprendre à me découvrir à travers ce blog. Je posterais de temps à autre certaines de mes œuvres – si on peut appeler ça des œuvres -, enfin ça sera à toi de me le dire. Par « œuvres », j’entends poèmes, chansons, articles de journaux, livres. Bien évidemment, tout sera le résultat de ma propre imagination, tout sera écrit de mes propres mains.

Venons-en à moi, cela vous aidera sans doute à mieux vous intégrer à mes histoires et à mieux les comprendre. Je m’appelle Pierre, j’ai 20 ans, je viens de sortir de 3 ans de classe préparatoire Maths-Physique – oui c’est pas cohérent vu le thème de mon blog – dans l’optique de devenir ingénieur dans l’automobile. Le monde de la prépa demande tellement de concentration que j’ai décidé de me lancer dans l’écriture pendant mon temps libre afin de m’évader un peu. J’aime lire, jouer, faire du sport, passer du temps avec mes amis et apprendre plein de choses. Durant mon enfance, j’ai beaucoup voyagé (Grèce, Thaïlande, États-Unis, Pays-Bas, Suède, Pays-Baltes, Allemagne,…) ce qui m’a permis de découvrir de nouvelles cultures et d’avoir de multiples sources d’inspiration.

Je ne vous en dirais pas plus pour le moment. À vous de me découvrir dans mes textes, désormais.