Il y a ceux pour qui le matin ne signifie rien. Pour qui le réveil passe son chemin et viendra les chercher dans quelques heures. En attendant ils sont toujours en apesanteur. Ils continuent même peut-être leurs rêves dans la tenue d’Adam et Eve. Pour eux, la journée n’est pas encore née et ils n’en font pas une fatalité.
Il y a ceux pour qui le matin est ce qui vient gâcher leur quotidien. Il les extirpe du lit sans qu’ils en aient envie. Ils resteraient bien plus longtemps là, au chaud au fond des draps, la main posée sur le réveil qu’ils ont malgré tout activé la veille. Le seul moyen de les motiver à aller travailler, c’est sans doute leur évoquer la fin de journée. Alors pour commencer, rien de mieux qu’un bon café.
Il y a ceux pour qui le matin n’en est pas vraiment un. Pour eux, le réveil ça remonte déjà à la veille. Ils en ont de la chance, au fond quand on y pense. Tu vas travailler? Moi je vais me coucher. Ils ont beaucoup de personnes à narguer quand eux iront fermer les volets.
Il y a ceux pour qui le matin est le dernier lendemain. Ils ne le savent pas encore mais ce matin vaut de l’or. Le prochain, ils le verront d’en haut, à ce qu’il paraît, c’est encore plus beau.
Il y a ceux pour qui le matin est aussi beau que leurs jardins. Toujours de bonne humeur, peu importe l’heure. Dès le début de la matinée, ils sont prêts à aimer, à rayonner, à danser. Ils ont décidé de profiter de la vie plutôt que de la nuit.
Il y a ceux pour qui le matin commence dans le pétrin. Croissant, pain au chocolat, pain au raisin, ils commencent très tôt le matin. Baguette, éclair, chocolatine, ils passent un sacré bout de temps en cuisine. Les boulangers, on ne peut que les admirer et les remercier.
Il y a ceux pour qui le matin n’a plus beaucoup de sens depuis l’arrivée du bambin. Ils se sont levés toute la nuit, réveillés par ses cris. Le matin reprend vie quand bébé est chez papy et mamie. C’est au moment des heures creuses que sonne la berceuse.